La science
NOUVELLE






LA GRANDE UNIFICATION
DE L'UNIVERS
(Lancée le 24 janvier 1997)
(Page mise à jour le 23 octobre 1997)
RÉVISION GÉNÉRALE le 21 mars 2002

La question préalable
à la GUU




Sommaire


I- La question préalable à la GUU

II- Un auteur trop méconnu qui a une vision extraordinaire de l'univers.

III- À l'idée d'infini, se rattache l'idée d'UNITÉ

IV- À l'idée d'unité, se rattache l'idée de SIMPLICITÉ

V- L'idée de simplicité exclut les contraires

VI- En résumé...

VII- L'infini nous habite constamment

VIII- Avec l'infini, nous sommes fin prêts pour un départ fructueux






I- La question préalable
à la GUU

La question préalable est cette question qu'il faut nécessairement se poser et surtout trouver la réponse qui convient avant de commencer quelque cosmologie que ce soit.

Elle doit porter sur le champ qui sera couvert par la cosmologie que l'on veut élaborer. Sera-t-elle pour un univers fini ou infini?

Il est évident, suite aux pages précédentes, que le choix est déjà déterminé par le fait même de l'existence du principe de la conservation de l'énergie. Il confirme ainsi, avec CERTITUDE, que l'univers est un être INFINI.

Si j'ai ouvert une nouvelle page sur une question qui avait sa propre réponse dans ce qui précédait, ce n'est uniquement que pour apporter quelques confirmations et considérations supplémentaires.


II- Un auteur trop méconnu
qui a une vision extraordinaire de l'univers.

Dans "Le promeneur d'Einstein", Jacques Jaffelin décrit l'infini comme étant ce qui ne doit pas s'arrêter parce que n'ayant jamais commencé. Il ne voit pas pourquoi l'univers n'aurait que 15 milliards d'années. Pour lui, une théorie complète de l'évolution ne doit avoir ni origine ni fin. Je cite.


Jacques Jaffelin :
«[...] La preuve de l'infinitude de l'univers se trouve dans le fait que nous ne pouvons pas ne pas continuer à penser et à créer des choses de plus en plus complexes. L'information ne peut pas s'arrêter, car elle ne peut avoir commencé.(P 110)
[...] Une théorie vraiment complète de l'évolution ne doit pas partir à un certain niveau de phénomènes ... et l'arrêter à un autre niveau...(P 209)
[...] C'est à de tels paradoxes que conduisent les théories du Big Bang et du commencement de l'univers.(p. 248)

Jacques Jaffelin, Le promeneur d'Einstein, Méridien et Cerf, 1991.



III- À l'idée d'infini, se rattache
l'idée d'UNITÉ

L'infini occupe toute la place; il ne reste pas de place pour quoi que ce soit d'autre. Rien ne peut exister à côté de l'infini, rien, même pas le NÉANT.

Ainsi parce que l'infini occupe toute la place, il faut donc considérer que l'infini conduit à l'UNITÉ.

L'unité est plus qu'une chose possible; elle est une nécessité fondamentale. Ainsi, de par son infini, l'univers est UN, infiniment UN. Tout est UN. On ne peut pas dissocier l'infini de l'unité.





Pavot
© Photo Armel 2001






IV- À l'idée d'unité, se rattache
l'idée de SIMPLICITÉ

Pourquoi beaucoup d'hommes de science, entre autres Einstein, ont-ils toujours considéré la simplicité comme un critère de validité d'une théorie?

C'est précisément à cause de l'unicité que procure l'infini que les penseurs ont perçu cette tendance de l'univers à accepter d'être décrit d'autant plus facilement par des lois de plus en plus simples. Une loi qui peut expliquer 5 phénomènes est acceptée comme meilleure que 5 lois différentes qui expliqueraient chacun des phénomènes. Ainsi des lois qui vont vers la simplicité vont, elles aussi, dans le même sens que l'infini de l'univers lui-même. Cette concordance est un gage de validité et de vérité.

Si paradoxalement que cela peut paraître, le fini est bien plus complexe que l'infini. Il est bien plus facile de faire une grammaire avec des règles infinies. Le pluriel se fait toujours en ajoutant un "s". Avec des règles infinies, les exceptions, les complications disparaissent. L'infini est la simplicité même. Pas d'exceptions. Tout est UN.


V- L'idée de simplicité exclut
les contraires

Cette simplicité est tellement poussée que l'infini exclut même les contraires. L'infini suppose le UN, alors que les contraires supposent le DEUX.

Dans le langage quotidien, nous utilisons des termes qui peuvent être perçus comme des contraires: le chaud le froid, le long le court, le jeune le vieux, le fort le faible, etc. Le parler populaire est rempli de ces contraires qui, en somme, ne sont que des termes très relatifs.

Prenons l'exemple du chaud et du froid. En décembre lorsqu'il fait 20 C, un Québécois dira que la température est normale, un Floridien trouvera qu'il fait froid, un Inuit quant à lui dira qu'il fait chaud. Trois observateurs, trois résultats qui se contredisent. Seul, le thermomètre reste imperturbable: il fait toujours 20 C.

Ainsi, à mesure que l'homme a compris l'univers, dans la même mesure, il fait disparaître les contraires. C'est précisément à cause de l'infini de l'univers que les contraires doivent disparaître et que tout doit tendre vers l'UNITÉ.

Voir la page:
"Les contraires n'existent pas"


André Mayer :
«[...] L'Unité absolue est seule, unique, simple, non organisée et non structurée, rien ne peut s'ajouter à elle et rien ne peut en être retranché, c'est l'Unité totale, l'Être absolu, le Dieu unique. Et puisque cette Unité est seule et unique, rien ne saurait être plus grand, car s'il existait quelque chose de plus grand, cela signifierait qu'elle n'est pas seule. De même, rien ne saurait être plus petit, car s'il existait quelque chose de plus petit, cela signifierait qu'elle n'est pas seule. Alors, comme l'Unité est seule et unique, elle est ce qu'il y a de plus grand tout en étant à la fois ce qu'il y a de plus petit, à la fois infiniment grande et infiniment petite, parce qu'il n'y a rien d'autre qu'elle, rien d'autre, donc rien de plus grand et rien de plus petit.[...]
André MayerLes contraires et leurs contraires, Les presses d'Amérique.


C'est ainsi que nous pouvons dire que ce qui tend vers l'infiniment PETIT est comme ce qui tend vers l'infiniment GRAND.

Comme je l'ai souvent répété dans mes textes : "À l'infini, les choses SONT et NE SONT PAS en même temps."

Le zéro et l'infini se touchent



VI- En résumé...

Quand l'infini est présent, les choses sont UNE et les contraires doivent obligatoirement disparaître.

À l'infini tout est tellement simple qu'il n'y a pas de différence entre un cube infini et une sphère infinie.

Une partie de l'infini est déjà l'infini puisque l'infini est l'infini et que l'on a beau retrancher et retrancher, le reste, donc une partie, est toujours l'infini.
La partie, preuve de l'infini.
La partie est égale au tout: le clonage, l'hologramme.
La relativité, preuve de l'infini.
L'infini est l'infini à puissance infinie.

À l'infini, c'est toujours un éternel présent. À l'infini, le centre d'un cercle est partout. À l'infini, la partie est la preuve de l'infini. Comme l'a dit le poète William Blake:

«L'univers est contenu dans un grain de sable et l'éternité dans une heure».
À l'infini, l'origine est aussi le présent. À l'infini, l'origine est ET n'est pas l'origine. C'est pour cette raison que je dis souvent:
"À l'origine de l'univers , il y a un temps infini."

La flèche de Zénon d'Élée nous conduit aussi vers l'infini


VII- L'infini nous habite constamment

Les mathématiciens, les physiciens et les astrophysiciens doivent souvent faire face à l'infini dans leurs travaux. Ils établirent des méthodes pour justement éliminer des infinis qui les plaçaient devant des situations confuses et désagréables. Le moyen qu'ils utilisaient se nomme "renormalisation". Toutes ces difficultés avaient aussi donné naissance à une nouvelle mathématique dont Newton fut le premier instigateur: le calcul infinitésimal.


Ilya Prigogine :
« Les mathématiciens ont introduit le concept de quantité infinitésimale pour répondre à de telles questions. Une quantité infinitésimale résulte du passage à la limite, c'est la version d'une grandeur entre deux instants successifs lorsque l'intervalle entre ces deux instants tend vers zéro.»
Prigogine, Ilya, La nouvelle alliance,Gallimard, folio essais, 1979, p. 100.


Comment ces mêmes hommes de science, qui tergiversent souvent avec l'infini, peuvent-ils en même temps nier l'existence de ce même infini et penser que l'univers n'a que 15 milliards d'années?

L'infini nous habite tellement dans nos activités de tous les jours; on peut le découvrir dans les volutes de la fumée de cigarette, dans les turbulences d'un courant d'eau, dans les prévisions météorologiques, dans la forme des nuages, dans les formes géométriques divisibles à l'infini. Autrement dit dans ce que nous appelons la "nouvelle science".

La nouvelle science:


la théorie des catastrophes de René Thom
la théorie des attracteurs et l'effet papillon d'Edward Lorenz
la théorie du chaos de David Ruelle
la théorie des attracteurs étranges de Floris Taken et David Ruelle
la théorie de la Dépendance Sensitive aux Conditions Initiales (DSCI),
la théorie des structures dissipatives d'llya Prigogine
la théorie des fractales de Benoît Mandelbrot

Il est en effet étonnant de voir comment, dans toutes ces sciences, on se réfère constamment à l'infini. Voici, à ce sujet, quelques citations prises dans l'ouvrage de James Cleick: "La théorie du chaos" , un succès de librairie traduit en onze langues.


James Gleick :
«Mais il y aura également des régions où les couleurs se mélangent avec une complexité infinie.» (p. 66)
En moyenne, dans le schéma de Mandelbrot, les erreurs tendaient vers un éparpillement infini.» (p. 123)
De manière imagée, une fractale est un moyen de voir l'infini.» (p. 132)
« Comme celui de Lorenz, l'attracteur de Hénon correspond à une régression infinie, à l'image d'une suite illimitée de poupées russes logées les unes dans les autres.» (p. 195)
« Ce qu'il faut, c'est une description générale de ce qui se passe dans une grande variété de systèmes lorsque les phénomènes s'engendrent à l'infini.» (p. 235)
« Mandelbrot affirma plus tard avoir alors pressenti davantage: une hiérarchie de formes, des atomes faisant germer d'autres atomes plus petits, à l'infini.» (p. 280)

Gleick, James, La théorie du chaos, Flammarion, 1989.


Comme il est étrange qu'un seul auteur en un seul livre fasse intervenir, non pas dans quelques pages, mais à travers tout son ouvrage, si souvent l'infini.
Il n'y a pas de fumée sans feu. L'infini, dans notre univers, est d'une implacable présence.
L'infini est incontournable. Il est absolument nécessaire de tabler avec l'infini; on ne peut s'en échapper.
L'infini est là pour rester; il vaut mieux l'apprivoiser immédiatement.
Nier l'infini, c'est nier tout l'univers, c'est également nier sa propre existence.


VIII- Avec l'infini, nous sommes fin prêts
pour un départ fructueux

Nous voilà prêts à procéder à la construction de la cosmogonie. La toile de fond sur laquelle nous la bâtirons sera bien celle de l'INFINI. Un tel fondement lui donnera la solidité du roc.

Le fini est une voie impraticable; il n'a pas la solidité nécessaire pour édifier une structure qui se tienne. Le fini, par sa pluralité, ne possède aucune unité susceptible de nous faciliter le travail. L'unité est absolument nécessaire et seul l'infini peut nous la donner.

Nous allons maintenant nous donner un plan de travail. On ne structure pas une cosmogonie sans plan. Nous verrons que l'univers, lui-même, n'est pas sans structure. Il est la structure même de toute chose, et quelle structure! qui ne manque pas de splendeur par sa grande simplicité et sa grande unité.





L'infini est donc la réponse
à la question préalable







Les extrêmes se touchent.
Ce commentaire de Tim montre bien comment les opinions sont
très partagées sur l'ensemble de mes théories.
Pour le commentaire de Tim
dans son entier
Tim Massonnet, France
Le 16 janvier 2002



Rebonjour Armel,

[...]

Je trouve étrange que tout soit si manichéen : soit tu es considéré comme un fou dangereux, extrémiste et fanatique, soit tu es mis sur un piédestal, vénéré comme un dieu vivant, sorte de messie du troisième millénaire venu nous apporter les réponses à nos questions les plus existentielles.

[...]

Très cordialement

Tim








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