La science
NOUVELLE






LA GRANDE UNIFICATION
DE L'UNIVERS
(Lancée le 20 juillet 1997)
(Page mise à jour le 19 décembre 1997)
RÉVISION GÉNÉRALE le 20 mars 2002


Le rasoir d'Ockham


Sommaire

I- Le rasoir d'Ockham

II- Origine et cause du rasoir d'Ockham





I- Le rasoir d'Ockham

Voici énumérés tous les noms qui ont été et qui pourraient être attribués au rasoir d'Ockham :
--- le rasoir d'Ockham,
--- le principe d'économie,
--- le principe laïque,
--- le principe de la moindre action,
--- le principe de parcimonie,
-- On ne doit pas multiplier indûment les lois,

Il faudrait ajouter les suivants :
--- le principe de la simplicité,
--- le principe de paresse,
--- le principe du moindre effort,
___ le principe d'optimum,
--- le plus court chemin entre deux points est la ligne droite
--- le principe d'infinitude de l'univers,
--- le principe fractal de l'univers,
--- le principe de l'isotropie de l'univers,
--- le principe de la résistance universelle ou principe d'inertie de Galilée.
--- le principe de répétions,
--- le principe du rythme,
--- le principe de la rotation universelle,
--- le principe d'imitation,
Si ces expressions correspondent toutes au même phénomène de l'univers, surtout les huit derniers, c'est que nous avons fait un grand travail d'unification. Un peu plus loin, j'expliquerai comment l'infinitude, la fractalité, l'isotropie et la résistance sont très liées au rasoir d'Ockham.

Je vais commencer par des citations qui définiront mieux le rasoir d'Ockham.


Lucien Jerphagnon :
  • «Guillaume d'Ockham (vers 1290 - vers 1349)
  • Ce franciscain qui vit plusieurs de ses propositions condamnées comme hérétiques et prit parti contre le pape pour l'empereur Louis de Bavière dans la question du pouvoir temporel de l'Église, a élaboré une doctrine de type nominaliste qui fit rapidement, quant à son orientation générale du moins, de nombreux disciples.
  • [...] Voilà qui permet de comprendre ce fameux principe d'économie, passé à la postérité sous le nom de "rasoir d'Ockham". «Il ne faut jamais poser une pluralité sans y être contraint par la nécessité» ou comme on l'énonce souvent : «il ne faut pas multiplier les êtres sans nécessité». C'est en vertu de ce principe qu'Ockham pourchasse dans les moindres recoins de la philosophie et de la théologie les pseudo-essences et pseudo-causes que ses prédécesseurs avaient inutilement multipliées.»
  • Jerphagnon, Lucien, Histoire des grandes philosophies, Édouard Privat, Éditeur, 1980, p.115.


  • Michaël Guillen :
    «Selon le principe laïque, une hypothèse est reçue vraie si elle est la plus simple explication disponible de l'évidence.
    [...] C'est ce principe qui, au XVIe siècle, poussa Copernic à accorder foi à la théorie héliocentrique du système solaire, et à refuser de croire en la théorie dominante de l'époque, le géocentrisme, alors que toutes les deux se voulaient une explication des mêmes données sensibles. [...] En comparaison, les orbites régulières et symétriques que le modèle héliocentrique de Copernic attribuait aux planètes étaient bien plus séduisantes intellectuellement. Sur la base de ce seul critère, Copernic se fit l'apôtre de l'héliocentrisme et prêcha contre le géocentrisme.
    Ce principe que la science moderne met au nombre de ses canons de la foi est généralement désigné comme le «rasoir d'Ockham» (ou principe d'économie) -- en référence au philosophe scolastique du début du XIVe siècle qui passe pour avoir été le premier à avancer cette idée que "entia non sun multiplicanda praeter necessitatem" (les entités ne doivent pas être multipliées au-delà du nécessaire). Paraphrasé ultérieurement par le célèbre physicien et philosophe des sciences autrichien Ernst Mach (1838-1916), il enseigne aux scientifiques à ne placer leur foi que dans les seules hypothèses dont l'explication du donné sensible est à la fois objective et concise.»

    Guillen, Michaël, Des ponts vers l'infini, Albin-Michel, 1992, p. 138



    G. Cohen-Tannoudji et M. Spiro :
    «La formulation lagrangienne de la mécanique classique consiste à faire dériver les lois du mouvement (ou équation du mouvement ) d'un principe unique, le principe de la moindre action.» Page 103.

    [...] Le principe de la moindre action stipule que parmi toutes les trajectoires possible, celle qui est effectivement suivie par le portrait du système est celle qui rend minimum l'intégrale de l'action.
    [...] Cette rétissance vient sans doute du malaise que provoque la formulation lagrangienne et suggérant en quelque sorte que «la nature est paresseuse» [...] Page 105.

    [...] L'espace est homogène et isotrope. Tout ce qu'on observe sur terre est extrapolable à l'ensemble de l'univers. Page 333.
    Cohen-Tannoudjo G. et Spiro, Marc, La matière-espace-temps, Gallimard, 1990.



    John D. Barrow
    «Les chemins empruntés par les particules et les ondes se déplaçant selon une certaine loi du mouvement peuvent être trouvés par un principe élégant, découvert par le Français Moreau de Maupertuis en 1748. Considérons, en l'absence de toute «loi» contraignant le mouvement, tous les chemins possibles que pourrait suivre un corps se mouvant entre deux points A et B. Maupertuis montra qu'il existe une certaine grandeur, appelée «action», prenant toujours une valeur minimale le long du chemin dicté par les lois du mouvement de Newton.»
    Barrow, John D. , La grande théorie, Albin-Michel, 1994, p. 138.



    Jean Bousquet, directeur du Centre de recherche en biologie forestière de l'Université Laval, Québec :
    «Le principe de parcimonie découle de la philosophie voulant que la nature soit parcimonieuse et que l'explication la plus simple soit souvent la meilleure. Dans l'analyse de parcimonie, on procédera en évaluant des milliers, voire des millions d'arbres (phylogénétiques) possibles pour déterminer l'arbre le plus court, c'est-à-dire le plus parcimonieux.»
    Bousquet, Jean, Des machines moléculaires à voyager dans le temps, Québec, revue Interface, Acfas, septembre et octobre 1995, p. 30.



    Peter W. Atkins :
    «La question qui se pose est alors la suivante: supposez que vous soyez un créateur infiniment paresseux; quelle spécification minimale devriez-vous faire? Faut-il vraiment s'embarrasser d'une centaine d'éléments chimiques différents? Ne pourrait-on se contenter d'un petit nombre d'objets qui, présents dans les bonnes proportions, conduiraient aux éléments puis aux éléphants? L'univers entier peut-il être ramené à une chose unique qui, convenablement spécifiée, conduirait immanquablement à des éléphants? Pourriez-vous même vous abstenir, puisque vous êtes infiniment paresseux, de spécifier quoi que ce soit? Si vous le pouvez -- et nous allons voir que c'est le cas -- vous n'auriez plus le moindre rôle à jouer (principe du moindre effort) dans la création de votre univers.
    [...] Tout est constitué de la même matière, et plus loin nous observons, moins il paraît vraisemblable qu'un autre type de matière existe ailleurs. [...]» Page 21.

    [...[ Je montre que la seule façon d'expliquer la création est d'admettre que le créateur n'a rien à faire du tout, et qu'il aurait bien pu ne pas être là. Ce créateur infiniment paresseux, totalement libéré de tout travail de création, nous pouvons remonter vers lui en discernant la simplicité sous la complexité apparente. Au bout du voyage, il apparaître que ce créateur inactif peut fort bien disparaître de la scène. Page 31.

    [...] Le principe de la durée minimale est un exemple de «principe d'optimum» La mécanique classique des particules peut aussi être exprimée en terme d'un principe d'optimum, le "principe de moindre action". Maupertuis découvrit ce principe en 1744 en essayant de trouver une justification théologique à la mécanique. L'idée était que la perfection de l'Être suprême était incompatible avec autre chose qu'une dépense minimale d'action. Il est piquant de constater qu'aujourd'hui, le même argument sert à démontrer l'inutilité de l'Être suprême. Page 72.
    Atkins, Peter W. , Comment créer le monde, Seuil, 1993,


    À la première question, à savoir si l'univers privilégie l'économie ou la prodigalité, la paresse ou l'action, la simplicité ou le complexe, le UN ou le PLUSIEURS, il nous faut nous rendre à l'évidence en considérant les observations de nos hommes de science que c'est plutôt l'un que l'autre. Partout, l'univers étant isotrope, on constate qu'il cherche constamment à ménager ses efforts, à économiser sur les moyens, à optimiser les résultats, à être parcimonieux dans son action.

    Mais pourquoi en est-il ainsi? C'est une preuve de plus de l'infini de l'univers. Il est tout à fait naturel pour un être infini de ne pas être "COMPOSÉ" mais d'être un être "SIMPLE" sans partie. Il est UN par essence puisqu'il comprend tout; rien ne peut être en dehors de lui. Il est le tout, le UN. Il doit tout réaliser avec une seule substance et une seule loi inhérente à lui-même : la résistance universelle (voir la page : La résistance cause la gravitation). Le complexe n'est pas le propre d'un être infini. Il se réalise sans rien d'autre même si cela peut prendre beaucoup de temps; il ne s'en fait pas avec cela; il a l'éternité devant lui.

    S'il fallait qu'il soit en plus prodigue et qu'il multiplie par un grand nombre ses propres réalisations, il aurait sans doute besoin de plusieurs éternités pour se réaliser complètement.





    Lis tigré
    © Photo Armel 2001







    II- Origine et cause du rasoir d'Ockham

    Ce phénomène est lié directement à la loi fondamentale de l'univers: la résistance universelle. Tout corps en mouvement, si aucune force intervient, se déplace de A vers B en faisant de l'économie. Il va toujours en LIGNE DROITE qui le plus court chemin entre deux points. Il ne faut alors s'étonner de voir une résistance rendre l'univers paresseux. Une résistance n'est pas un principe ACTIF; elle ne fait que RÉSISTER.





    Il n'y a rien de plus paresseux
    que la RÉSISTANCE UNIVERSELLE



    La meilleure preuve

    de cette paresse est que

    la RÉSISTANCE UNIVERSELLE

    cherche constamment le

    plus court chemin

    entre deux points :

    la ligne droite









    Les extrêmes se touchent.
    Ce commentaire de Tim montre bien comment les opinions sont
    très partagées sur l'ensemble de mes théories.
    Pour le commentaire de Tim
    dans son entier
    Tim Massonnet, France
    Le 16 janvier 2002



    Rebonjour Armel,

    [...]

    Je trouve étrange que tout soit si manichéen : soit tu es considéré comme un fou dangereux, extrémiste et fanatique, soit tu es mis sur un piédestal, vénéré comme un dieu vivant, sorte de messie du troisième millénaire venu nous apporter les réponses à nos questions les plus existentielles.

    [...]

    Très cordialement

    Tim








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