La science
NOUVELLE






LA GRANDE UNIFICATION
DE L'UNIVERS
(Lancée le 13 mai 1997)
(Page mise à jour le 12 novembre 1997)
RÉVISION GÉNÉRALE le 19 mars 2002


La résistance universelle et
la constante cosmologique d'Einstein
ne sont qu'un seul et même phénomène


Sommaire

I- Qu'en est-il de la constante cosmologique d'Einstein?

II- Quand abandonneront-ils ENFIN cette idée de RÉPULSION

III- D'un éclair de génie d'Einstein, on en fit la plus grande gaffe de sa vie

IV- Retour imprévu de la constante cosmologique d'Einstein

V- Un témoignage percutant pour la constante cosmologique d'Einstein

VI- Le lien entre énergie d'une part et attirance et résistance d'autre part

VII- En conclusion





I- Qu'en est-il de la constante
cosmologique d'Einstein?

D'abord, après l'avoir fustigé, les astrophysiciens sont en train de redorer son blason. Pourquoi ce revirement? Pour essayer de sauver de la perdition la théorie de l'expansion de l'univers, le fameux big bang. En effet, cette théorie est sérieusement en mauvaise situation surtout depuis que les derniers calculs de l'âge de l'univers donnaient à celui-ci de 7 à 11 milliards d'années. Ainsi, l'univers serait plus jeune que ses étoiles.

Paradoxe inacceptable. C'est pourquoi on a recours à la fameuse constante cosmologique qui aurait ralenti l'expansion et aurait donné comme résultat un univers qui paraît plus jeune sans l'être en réalité. Qu'est-ce que l'on ne ferait pas pour préserver une religion (la théorie) qu'on a si longtemps proposée comme la science standard? Le télescope spatial d'Hubble est-il en train de détruire la constante d'Hubble?

.. Einstein à 16 ans ..


Hubert Reeves :
«Einstein accepte mal le message que ses équations lui envoient. Il cherche à l'amender. Il y a un moyen. La structure mathématique des équations permet d'y ajouter un terme qu'on appellera la "constante cosmologique". Ce terme joue le rôle d'une sorte de force fictive entre les galaxies. Jusque-là, pas de problème. C'est la suite qui va devenir litigieuse. Pour retrouver à tout prix l'état statique tant souhaité, Einstein choisit d'assigner à cette constante cosmologique (cette nouvelle force) la valeur numérique requise pour compenser exactement l'attraction de la gravité entre les galaxies.»
Reeves, Hubert, Dernières nouvelles du cosmos, Éditions du Seuil, Paris, 1994, p. 57.



Hubert Reeves :
Elle (la constante) se comporterait comme une composante de matière de type tout à fait particulier. Sa présence se manifesterait par une force qui influencerait l'expansion de l'univers. Sa valeur numérique (la densité équivalente de cette matière) pourrait, en principe, être obtenue à partir des observations du cosmos. À cause des difficultés expérimentales, on obtient seulement une limite: si elle n'est pas nulle, elle est très petite. Sa densité ne dépasse guère la densité critique.»
Reeves, Hubert, Dernières nouvelles du cosmos, Éditions du seuil, Paris, 1994, p. 88


Hubert Reeves devrait comprendre que le principe d'égalité entre la masse inerte et la masse pesante justifiait Einstein de donner à sa constante une valeur numérique égale à celle de la gravité. La constante d'Einstein n'était pas une force de répulsion mais tout simplement une résistance, celle de toute matière.

Il est faux de dire que cette force influencerait l'expansion de l'univers. D'abord, ce n'est pas une force. Il n'y a qu'une seule force dans l'univers: la force d'attirance. La constante cosmologique influence effectivement la structure de l'univers en évitant le big crunch. Est-elle nulle? Est-elle très petite?


Hubert Reeves :
«En d'autres termes, la constante cosmologique, si elle n'est pas nulle, ne représente pas une densité d'énergie supérieure à trois fois la densité critique.»
Reeves, Hubert, Dernières nouvelles du cosmos, Éditions du Seuil, Paris, 1994, p. 117.



Michel Cassé :
«Il n'est pas surprenant que la plupart des spécialistes, jusqu'à aujourd'hui, aient supposé la constante cosmologique nulle. Mais actuellement on en revient à penser qu'elle ne l'a pas toujours été.»
Cassé, Michel, Du vide et de la création, Éditions Odile-Jacob, Paris, 1993, p. 157.



Marc Lachièze-Rey et Jean-Pierre Luminet :
«Constante cosmologique: terme introduit par Einstein dans les équations de la relativité générale, mais dont on ignore la pertinence physique. Elle s'interprète comme une interaction répulsive à l'échelle cosmique. Elle est le plus souvent supposée nulle. De toute façon, elle est très petite, mais pourrait néanmoins jouer un rôle fondamental dans l'évolution cosmique.»
Lachièze-Ray, Marc et Luminet, Jean-Pierre La physique et l'infini, Flammarion, 1994, p. 114.



Jean-Marc Bonnet-Bidaud :
«[...] il est donc peu probable que la somme totale (de la valeur énergétique des particules), et donc la constate, soit proche de zéro. C'est bien là que réside le problème de la constante cosmologique. Il y a divorce total entre les physiciens des particules qui lui prédisent une valeur gigantesque et les astrophysiciens qui ne lui accordent qu'une valeur très faible, condition sine qua non pour qu'elle ne domine pas totalement la matière dans l'expansion. Leur désaccord actuel se chiffre à 1046, un des plus grands nombres de la physique, mille fois supérieur au rapport entre le rayon d'un électron et celui de l'Univers! Et comme le soulignait récemment le Prix Nobel Steven Weinberg, le fossé n'est pas près d'être comblé: "Il est très difficile d'entrevoir comment une quelconque propriété de la supergravité ou des supercordes (théorie d'unification des forces) puisse rendre la constante cosmologique suffisamment petite". L'incapacité des physiciens à comprendre pourquoi la constante cosmologique est si petite aujourd'hui est considérée comme un des problèmes majeurs de la physique contemporaine. Le recours au vide quantique, qui a l'étrange parfum de l'éther des physiciens du XIXe siècle, est sans doute le signe que les limites de nos théories actuelles sont atteintes. [...] Sans la constante cosmologique, le big bang accouche d'un Univers trop jeune.»
Revue Ciel et Espace, France, septembre, 1995, p. 31.


Elle n'est ni nulle ni très petite (petite par rapport à quoi?). Elle est égale, égale à une valeur déjà connue. Il n'est absolument pas nécessaire d'aller faire des observations très loin dans le cosmos pour trouver sa valeur. C'est sur Terre qu'on a pu déterminer la valeur de la constante cosmique "A", c'est également sur Terre que nous pouvons déterminer la valeur de la constante cosmique "R". Il n'est absolument pas nécessaire d'aller très loin dans l'espace pour effectuer son calcul. La résistance universelle n'est pas autre chose que la constante cosmologique d'Einstein. En conséquence, l'existence du principe d'égalité de la masse pesante et de la masse inerte, aurait dû permettre la connaissance de la valeur numérique de la constante "R" puisse que l'on connaissait déjà expérimentalement la valeur de la constante "A". Il y a donc égalité entre les deux constantes. Leur valeur est la suivante:

La constante cosmique "A":

"A" = 6,672 10-11 m3 kg-1 s-2

La constante cosmique "R":

"R" = 6,672 10-11 m3 kg-1 s-2


Pour la constante gravitationnelle "A", la valeur est "attractive"; il suffit, pour la constante "R", de modifier les signes (en + ou en - ) pour qu'elle devienne, non pas "répulsive" mais seulement "résistive". Je ne suis pas mathématicien; je leur laisse le soin d'apporter les modifications nécessaires pour qu'elle devienne "résistive".


Roland Omnès :
«[...] il existe une quantité appelée la constante cosmologique, qui entre dans la formulation des équations et y joue un rôle assez voisin de la constante de gravitation universelle de Newton. En pratique, cette quantité détermine la loi d'interaction de deux masses à très grande distance alors que la constante de Newton la donne aux courtes distances. Notre connaissance de la constante cosmologique n'est guère précise, car il faut faire intervenir les observations à de très grandes distances relatives pour la calculer, observations qui sont justement entachées des erreurs les plus importantes.»
Omnès, Roland, L'univers et ses métamorphoses, Marabout Université, 1973, p. 64.



Marc Lachièze-Rey et Jean-Pierre Luminet :
«La constante cosmologique interprétée comme une interaction répulsive qui s'opposerait, à grande échelle, à la gravitation attractive. Elle ne joue aucun rôle dans les problèmes locaux (par exemple ceux du Système solaire) mais modifie géométrie et dynamique de l'Univers.»
Luminet, Jean-Pierre et Lachièze-Rey, Marc, La physique et l'infini, Flammariion, 1994, p. 108.



Stephen Hawking :
« Il (Einstein) ajouta donc à sa théorie ce qu'on appelle une "constante cosmologique", qui créait une force répulsive entre les particules très éloignées. Cette force répulsive permettait de compenser l'attraction gravitationnelle normale et rendait possible l'existence d'une solution uniforme statique pour l'univers.»
Hawking, Stephen, Commencement du temps et fin de la physique, Flammarion, 1992, p. 90.


L'univers est partout pareil à lui-même. Les lois de gravitation et de résistance ne sont pas différentes à de courtes ou à de grandes distances. L'auteur ignore ici l'isotropie de l'univers. Le phénomène de la résistance est facilement observable à 384 400 kilomètres de la Terre. C'est une très courte distance à l'échelle universelle. C'est dans notre cour. Et comment expliquer l'orbite de la Lune sans faire intervenir ce phénomène universel de la résistance? Quand nous lançons une balle, ici même, sur terre, s'il n'y avait pas la résistance, la balle tomberait à nos pieds aussitôt sortie de notre main. C'est la résistance universelle qui permet à la balle de parcourir une trajectoire proportionnelle à la vitesse donnée.


Évry Schatzman :
«Mais afin de conférer à son système une manière de cohérence complète et pour éviter d'avoir à introduire des conditions initiales ou des conditions limites, Einstein avait cru indispensable d'ajouter à ses équations un terme de "répulsion gravitationnelle" ou "constante cosmologique": il obtenait ainsi un système indéfini stationnaire où les effets de répulsion et d'attraction se compenseraient parfaitement.»
Schatzman, Évry, L'expansion de l'univers, Hachette, 1989, p. 83.



II- Quand abandonneront-ils ENFIN cette idée de RÉPULSION
L'auteur tente une définition de la constante cosmologique: une "répulsion gravitationnelle". En considérant ainsi cette constante, il lui donnait alors valeur de force ce qui ne peut s'admettre dans un univers infini. L'univers s'accommoderait mal d'une lutte constante entre deux forces. Il se détruirait. L'infini rejette les contraires. Cependant, s'il n'y avait que la force d'attirance, il s'écraserait, ce qui n'est guère mieux. Il lui faut un gouvernail pour se contenir dans une
.......Einstein à 21 ans.......
certaine stabilité, car, l'univers cherche à être statique, mais, comme il est toujours en recherche d'équilibre, il est donc toujours dynamique
(nous y reviendrons).

On obtiendrait ainsi un système indéfiniment dynamique qui tend continuellement vers le stationnaire où les effets de résistance et d'attraction se compenseraient parfaitement dans un état statique et chercheraient à se compenser dans un état dynamique. C'est justement cette recherche d'un état statique jamais atteint qui fait l'évolution continuelle de l'univers. Tout cela s'explique par l'égalité de la masse pesante et de la masse inerte que l'univers recherche constamment:

attirance = résistance,
la Grande Équation de l'univers.

Toute l'évolution de l'univers est dans ce principe. Ceci répond à la question: "Pourquoi l'univers évolue- t-il?"


Stephen Hawking :
«Mais la croyance en un univers statique était si forte qu'elle a persisté jusqu'aux premières années du XXe siècle. Même Einstein, lorsqu'il formula la théorie de la Relativité Générale en 1915, était si sûr que l'univers devait être statique qu'il la modifia, pour que cela soit possible, en introduisant sa fameuse constante cosmologique dans ses équations. Einstein introduisit ainsi une nouvelle force d'«antigravité» qui, à la différence des autres, ne provenait pas d'une source particulière mais était élaborée dans le processus même de la structure de l'espace- temps. Il prédit que l'espace-temps avait une tendance innée à s'étendre et que cela pourrait contrebalancer exactement l'attraction de toute la matière dans l'univers, de telle sorte qu'un tel univers serait statique.»
Hawking, Stephen, Une brève histoire du temps, Flammarion, 1989, p. 61.


Si Stephen Hawking veut dire par "devait être statique" qu'Einstein signifiait que l'univers cherchait à être statique, je suis complètement d'accord. Par contre, s'il voulait dire qu'au moment où il parlait, l'univers était statique, je ne suis pas d'accord. Il y a une différence entre chercher à être statique et être statique. Il est faux de dire "une force d'antigravité". Il ne s'agit que d'une résistance qui a seulement un effet d'antigravité. Encore là, il y une différence importante entre l'antigravité et un EFFET d'antigravité.


Stephen Hawking :
«L'énergie du champ de ces régions se comporterait comme la constante cosmologique. Elle aurait un effet gravitationnel répulsif et leur permettrait de se dilater de façon inflationnaire.»
Hawking, Stephen, Une brève histoire du temps, Flammarion, 1989, p. 167.



Jayant V. Narlikar :
«Pour contrebalancer l'attraction gravitationnelle, Einstein a inventé une nouvelle force répulsive, la force lambda. Suivant Einstein, cette force de répulsion augmente proportionnellement à la distance entre deux morceaux de matière quelconques. L'intensité de cette force est déterminée par la constante universelle lambda. Selon Einstein, la matière de l'univers est maintenue en équilibre par ces deux forces, l'attraction gravitationnelle et la force de répulsion lambda.»
Narlikar, Jayant V., Une gravitation sans gravité, Payot, 1986, p. 175.



Jacques Demaret :
«D'ailleurs, pour obtenir ce résultat, Einstein avait dû introduire dans ses équations un terme supplémentaire [...] contenant une nouvelle constante, appelée depuis constante cosmologique. Dans le modèle d'Einstein, cette constante, supposée positive, a un effet répulsif qui s'oppose à la tendance à l'effondrement de cette gigantesque sphère matérielle sous l'action de son champ de gravitation: sa valeur est ajustée de manière à assurer un équilibre parfait entre ces deux forces, ce qui induit le caractère statique du modèle.»
Demaret, Jacques, Univers, Le Mail, 1991, p. 49.



III- D'un éclair de génie d'Einstein,
on en fit la plus grande gaffe de sa vie

... Einstein à 26 ans ...


Le génie d'Einstein a eu l'intuition des secrets de l'univers. Il a bien senti cette nécessité de la stabilité pour l'univers. Cependant, il n'a pas su distinguer entre "être statique" et "chercher à être statique".
L'univers a quelque chose de statique et de dynamique en même temps: il est dynamique dans son évolution et statique dans la recherche d'équilibre vers la réalisation de sa finalité. Il est arrivé à la suite de Galilée et, sans le savoir, il a confirmé le principe d'inertie de Galilée. S'il avait compris qu'il confirmait le principe de Galilée, les connaissances scientifiques auraient certainement avancé plus vite.



Richard Sünder :
«Einstein devait ensuite dire que l'introduction de cette constante au sein de la Relativité était "la plus grande gaffe de sa vie".»
Sünder, Richard, Avant le big bang,Paris. Montorgueil, 1992, p. 15.



Jacques Demaret :
«Quant à la question de savoir s'il y a réellement lieu de tenir compte d'une constante cosmologique dans les équations de la relativité générale pour traiter des problèmes concernant la structure globale de l'Univers, elle n'a pas encore reçu de réponse définitive: les avis restent, aujourd'hui encore, partagés tout comme aux temps héroïques des débuts de la cosmologie relativiste. Que l'on en juge: Einstein considérait l'introduction de la constante cosmologique, support de son modèle statique, comme "la plus grande bêtise de sa vie.»
Demaret, Jacques, Univers, Le Mail, 1991, p. 90.



IV- Retour imprévu de la
constante cosmologique d'Einstein

Pourquoi ce retour? Ce n'est certainement pas pour les beaux yeux de cette constante. On ne la comprend pas mieux maintenant qu'au temps d'Einstein. On veut comme la profaner et la faire servir à des fins inconciliables avec elle-même. Ce n'est point par amour de la constante d'Einstein qu'on veut la faire revivre c'est parce qu'on aime d'abord la théorie de l'expansion. On veut la sauver à tout prix, même au prix de salir la constante cosmologique. L'honneur de l'expansion avant l'honneur de la constante. Quelle vacherie on lui fait, la pauvre, si maltraitée depuis qu'elle est apparue chez les humains. Jamais, elle porta le nom de: "principe d'inertie universelle".

Si Hubble n'avait pas proposé sa théorie de la fuite des galaxies, Einstein aurait peut-être réussi avec sa constante. Mais comme presque tout le monde a été

enivré par les mauvaises interprétations des observations d'Hubble, il s'en suivit un engouement très tenace.


........ Einstein à 30 ans .......

Le décalage vers le rouge d'Hubble était vrai. L'interprétation par l'effet Doppler était fausse. On sait que c'est la rotation du photon qui détermine les couleurs de la lumière.
Par un effet gravitationnel (voir la loi du ralentissement universel: "Avant et après le big bang?", page 211) le photon diminue sa vitesse de rotation, d'où le glissement vers des fréquences plus basses: le rouge.

Depuis quelques mois, des problèmes sérieux ont commencé pour la théorie de l'expansion. Des équipes, à l'aide de télescopes plus puissants, firent des observations et des calculs qui remettaient en cause l'âge de l'univers. Il était, d'un coup, devenu trop jeune pour des étoiles trop vieilles. Comme si elles avaient commencé d'exister avant même l'univers. René Racine de l'Université de Montréal faisait partie de l'équipe qui a détecté des céphéides leur permettant de calculer un âge de l'univers inférieur à celui des étoiles. Un tel résultat devient un paradoxe.


Ivan Steenhout :
«Il est possible qu'on doive modifier les équations d'Einstein concernant le Big Bang, explique Sidney van den Bergh. Il faudrait peut- être insérer une "constante cosmologique", qu'Einstein avait d'abord envisagée, puis qu'il avait éliminée de la version définitive de la relativité générale. Il est sans doute ironique qu'Einstein ait affirmé, à un moment donné, que l'introduction de la "constante cosmologique" était la pire bévue de sa carrière scientifique, alors qu'il faudra peut-être l'inclure.»
Revue Astronomie Québec, Québec, novembre-décembre, 1994, p. 6.



Laurent Nottale :
«Certains développements récents ont d'ailleurs redonné à cette constante une plus grande importance,...]»
Nottale, Laurent, L'univers et la lumière, Flammarion, p. 132.



Jean-Marc Bonnet-Bidaud :
«[...] il (Einstein) adopte alors une attitude surprenante, qualifiée encore récemment d'erreur monumentale mais qui pourrait se révéler aujourd'hui une intuition géniale: il se résout à "tordre" légèrement le contenu de ses équations en y glissant un terme supplémentaire qu'il qualifie de "constante universelle pour l'instant inconnue ", tout en reconnaissant lucidement un peu plus loin qu'il dut ainsi "introduire une modification des équations du champs de la gravitation qui n'est pas justifiée par notre connaissance réelle de la gravitation". La constante cosmologique est née. Cette nouvelle quantité dans les équations est capable d'annuler les effets de l'attraction gravitationnelle de la matière si bien que, grâce à elle, Einstein aboutit à l'Univers parfait, un Univers statique en équilibre "ad vitam aeternam" ! (page 27)

«[...] Supposons en effet que cette constante (cosmologique) ne soit pas nulle, les lois de Newton sont alors modifiées. À la force d'attraction gravitationnelle qui fait tomber la pomme, la constante cosmologique ajoute (du moins lorsqu'elle est positive) une force supplémentaire répulsive. Elle crée donc un écran à la gravité, une sorte de gravité négative comme celle dont rêvent les auteurs de science-fiction tel H. G. Wells. Plus encore: alors que la force gravitationnelle diminue rapidement (avec le carré de la distance) lorsqu'on s'éloigne de l'objet massif, la force "cosmologique", elle, augmente proportionnellement avec cette distance. Elle est, en outre, indépendante de l'existence de la matière. Une force pour laquelle plus il y a de l'espace, plus il y a d'effet de répulsion. La force "cosmologique" finit donc toujours par l'emporter sur la gravité à partir d'une certaine distance. Si la constante cosmologique avait été suffisamment élevée, Newton aurait vu sa pomme tomber vers le haut! L'absence de ce genre d'effet spectaculaire nous indique la constante, si elle existe, est sans doute assez faible. Son effet pourrait ne se faire sentir que sur des distances "cosmiques" ou sur l'Univers dans son ensemble.» (page 28)
Revue Ciel et espace, France, septembre 1995.


Loin d'être "indépendante de la matière", la constante cosmique "R" est la matière elle-même (E = M). De par son énergie même, la matière peut RÉSISTER à l'action des corps environnants. Elle n'est pas une FORCE comme le dit le journaliste, ce n'est qu'une RÉSISTANCE. C'est cela qu'il est absolument nécessaire de comprendre.

Tout résiste à tout

Même si cette constante subit un rebondissement spectaculaire suite au calcul de l'âge de l'univers, c'est à de fins illégales qu'on veut la faire servir; pour conforter la théorie du big bang. On veut ressortir de la poussière ce que l'on dit être la «plus grande erreur de la vie d'Einstein» pour sauver de l'impasse la théorie de l'expansion.

La théorie que je propose a un absolu besoin de cette constante, sinon l'univers lui-même n'existerait pas. Einstein n'a pas inventé cette constante qui porte son nom; il n'a fait que lui donner un NOUVEAU nom. Elle fut de tout temps. Elle est passée par les étapes suivantes:
A- Elle était là depuis l'origine de l'univers, il y a un temps infini, SANS AVOIR DE NOM
B- Au XVIIe siècle, elle fut baptisée LE PRINCIPE D'INERTIE DE GALILÉE
C- Vers 1917, Einstein lui donne le nom de CONSTANTE UNIVERSELLE INCONNUE lambda
D- Plus tard, elle prend le nom de CONSTANTE COSMOLOGIQUE D'EINSTEIN
E- Dans mon ouvrage: "Gravitation et amour" (1993) elle s'appelle, par erreur: LA FORCE D'INERTIE (le mot force est à rejeter)
F- Dans mon ouvrage: "Avant et après le big bang?" (1994) elle prend le nom de RÉSISTANCE INERTIELLE UNIVERSELLE
G- Dans mon dernier ouvrage: "La grande unification de l'univers", je simplifie son nom pour dire simplement RÉSISTANCE UNIVERSELLE (résistance et inertielle faisait pléonasme).






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© Photo Armel 2001






V- Un témoignage percutant pour
la constante cosmologique d'Einstein

.. Einstein à 38 ans ..


Eddington fut comme la voix qui crie dans le désert. Pratiquement le seul défenseur de la constante d'Einstein, du moins, avec autant de vigueur.


En 1933, Eddington déclarait :
«Je préférerais revenir à la théorie newtonienne plutôt que d'abandonner la constante cosmologique: si la théorie de la relativité devait tomber, la constante cosmologique serait le dernier bastion à s'écrouler; abandonner cette constante, serait, en effet, priver l'espace de son fondement.»
Eddington, A. S., The Expanding Universe, Cambridge University Press, Cambridge, 1933, p. 107.


Un seul mot à changer: "espace" pour "univers". Sa déclaration se terminerait donc ainsi: abandonner cette constante, serait, en effet, priver L'UNIVERS de son fondement. Je dirais même que l'univers ne serait pas. Il correspondrait exactement au big crunch. Il est malheureux qu'Einstein n'ait pas eu autant de courage qu'Eddington à défendre son idée de génie contre les fausses interprétations du décalage spectral vers le rouge des rayons lumineux des galaxies observées par Hubble.


VI- Le lien entre énergie d'une part et
attirance et résistance d'autre part

Le 11 février 1995, j'ai noté une idée qui m'est venue à l'esprit et qui se formule ainsi:

La masse est à la résistance ce que le poids est à la gravitation.


Trois jours plus tard, le 14 février 1995, une autre formulation qui éclaire la même réalité:

... Einstein à 41 ans ...

La masse est une propriété intrinsèque tandis
que le poids découle d'une propriété extrinsèque.


Par le fait que la matière est une immense concentration d'énergie, et même n'est qu'énergie, elle a deux propriétés, l'une intrinsèque et l'autre extrinsèque. La résistance universelle ou la constante cosmique "R" n'est certainement pas "indépendante de l'existence de la matière" comme le dit Jean-Marc Bonnet-Bidaud dans la précédente citation.

L'énergie qui est matière produit d'abord un effet INTRINSÈQUE sur ELLE-MÊME. Elle a cette propriété INHÉRENTE de RÉSISTER à tout. Elle résiste quand on l'oblige à quitter la ligne DROITE ou encore à changer de vitesse. Dans la pratique, sur le plan sociologique, le phénomène se perçoit ainsi. Un grand artiste, plein de talent, de jeunesse, de fougue et d'intelligence (tout cela n'est que des formes d'énergie) attirera des foules pendant que cette même énergie le rendra capable de résister aux tentations de la gloire. Il ne perdra pas la tête. Il saura garder une tête froide devant les griseries du succès.

Par contre, quand la résistance se manifeste, elle produit alors un EFFET: l'ATTIRANCE. Elle attire d'une façon proportionnelle à sa propre quantité. D'où le principe d'égalité entre la masse pesante et la masse inerte. Elle exerce donc une action extrinsèque à elle-même sur les corps environnants. L'intensité de cette force diminue selon le carré de la distance.


VII- En conclusion


Rien ne sert de rejeter la constante cosmologique d'Einstein, car, il faudrait rejeter en même temps:
--- le principe inertie de Galilée,

--- la fausse force centrifuge et enfin

--- la RÉSISTANCE UNIVERSELLE.


En réalité, l'univers est GÉRÉ simultanément par la gravitation et la constante cosmique d'Einstein. Pourquoi chercher midi à quatorze heure.





... Einstein à 51 ans ...





..... Einstein à 75 ans .....







Les extrêmes se touchent.
Ce commentaire de Tim montre bien comment les opinions sont
très partagées sur l'ensemble de mes théories.
Pour le commentaire de Tim
dans son entier
Tim Massonnet, France
Le 16 janvier 2002



Rebonjour Armel,

[...]

Je trouve étrange que tout soit si manichéen : soit tu es considéré comme un fou dangereux, extrémiste et fanatique, soit tu es mis sur un piédestal, vénéré comme un dieu vivant, sorte de messie du troisième millénaire venu nous apporter les réponses à nos questions les plus existentielles.

[...]

Très cordialement

Tim









Le 20 octobre 2005 : commentaire de
de Emmanuel Laude











Quand quelqu'un va trop loin, en ayant des idées trop profondes, il arrive alors que ces mêmes idées l'éloignent du reste des humains.

Cette personne est une incomprise jusqu'au jour où la société rejoigne le niveau des ces idées.









Albert Einstein






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Le 12 août 1999
L'ensemble de mes théories forme un tout tellement HARMONIEUX relativement à l'ensemble de l'univers que je suis enclin à croire que si je meurs sans que ces théories aient été reconnues, c'est qu'on ne les aura pas comprises. On n'aura pas compris que MA cosmologie est LA cosmologie. Un jour, mort ou vivant, elles seront reconnues pour leurs valeurs.
Armel Larochelle
 
 








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